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Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Textes internes

Communication

Titre premier : Axes de Communication

Les Axes de Communication décrits ci-après sont assujettis aux Textes ainsi qu’à l’Argumentaire, qu’ils synthétisent, et sont complétés par le résumé de l’ensemble des Décisions prises par le Collectif HOMODONNEUR.

Ces Axes de Communication ont pour vocation de s’assurer en interne que toute personne ou tout organe habilité communique dans le cadre ainsi défini ; en externe ils permettent au public ciblé, aux associations et institutions concernées, au grand public et plus particulièrement aux journalistes, d’avoir une meilleure idée quant à notre identité et à nos revendications.

1)      En premier lieu, notre Collectif est une association créée par le besoin non recouvert par aucune association de donneurs de sang ou de la communauté LGBT de militer en faveur de la réintégration aux mêmes conditions que les autres donneurs des donneurs de sang masculins aux relations homosexuelles occasionnelles ou exclusives.

Nous saluons cependant les rares associations précédemment évoquées qui, bien que n’ayant ni la volonté de militer, ni l’expertise pour appréhender la complexité du dossier, soutiennent la réintégration aux mêmes conditions et, pour certaines, relaient notre communication.

2)      Nous inscrivons naturellement notre démarche dans le respect du droit, dans le respect de la démocratie sanitaire, dans le respect des avis différents voire opposés au nôtre ; avec pour unique objectif l’amélioration de la sécurité sanitaire.

3)      Nous rejetons l’explication trop facile d’une exclusion dont les fondements se trouveraient dans l’homophobie des décideurs, dont la conséquence serait une discrimination d’Etat ; les causes profondes du maintien actuel de l’exclusion, malgré les dépistages existants et les connaissances épidémiologique actuelles, ont pour origine selon nous les conséquences du scandale international du sang contaminé qui, en France notamment, ont amené la déresponsabilisation outrancière de l’ensemble des décideurs de la chaîne transfusionnelle.

4)      En tant qu’association de donneurs de sang – nous rappelons que nous ne sommes pas une association LGBT, nous faisons de la question de la sécurité transfusionnelle la question centrale de notre réintégration, non par une approche dogmatique mais par une approche dialectique de la sécurité sanitaire.

En effet, dans certains cas et à certaines périodes, nous reconnaissons qu’une exclusion d’une partie de la population puisse être justifiée en raison de l’absence de tests et de recul épidémiologique. Sinon, cette exclusion devient non seulement inutile, mais non compréhensible, rejetée et partant, non observée ; ce qui peut amener à une telle mesure de devenir contre-productive quant à l’objectif de sécurité recherché.

5)      Nous maintenons nos actions, parfois coercitives, systématiquement non-violentes, pour obtenir l’intégralité des données épidémiologiques des pays prélevant le sang des gays et des bis masculins aux mêmes conditions que les autres donneurs, et toutes données nationales utiles.

Nous n’hésitons jamais à ridiculiser les positions infondées des opposants au don du sang pour tous ainsi que la frilosité de la quasi-totalité des ministres de la Santé qui se succèdent, en faisant preuve d’une insolence respectueuse chaque fois que cela nous est possible de le faire.

6)      Bien que militant fermement contre toute mesure d’abstinence sexuelle, en rejetant davantage le principe d’une abstinence sexuelle qu’en s’opposant à la durée proposée de l’abstinence, nous insistons auprès des donneurs concernés sur le risque accru d’une contamination par transfusion d’un sang quand certains éléments de la vie du donneur sont ignorés des transfuseurs.

Dans le cas où ces donneurs persistent à vouloir donner en omettant de dire la vérité sur leurs pratiques sexuelles, nous leur conseillons néanmoins d’observer au minimum 4 mois de monogamie (un seul partenaire, lui-même exclusif sexuellement parlant) avant de se présenter à une collecte de sang, et de dire impérativement la vérité sur les autres sujets.

Nous préférons forcément que les donneurs concernés déclarent la vérité lors des collectes – effectuent ainsi leur coming-out transfusionnel, et nous rejoignent dans chacune de nos actions.

7)      En cohérence avec notre positionnement ne faisant pas de cette cause une revendication égalitaire en droit, ni de lutte contre l’homophobie, nous n’envisageons aucune action en justice ; en revanche, nous nous réservons le droit de traduire en justice tout décideur qui nous refuserait l’accès aux données épidémiologiques, en vertu des principes évidents de la démocratie sanitaire.

8)      Nous dénonçons l’absence totale de communication de la part des autorités sanitaires compétentes quant à la promotion du don de plasma sécurisé par quarantaine qui nous est enfin permis, après de longs mois de négociation.

Nous considérons cette attitude des autorités comme scandaleuse, ne traduisant que leur volonté de maintenir la seule mesure d’abstinence sexuelle comme critère de sélection ; le plasma sécurisé par quarantaine étant le prélèvement réalisé aux mêmes conditions que les autres donneurs, la promotion de ce dernier permettrait d’effectuer une étude sérieuse, si besoin était, pour démontrer l’innocuité du don du sang pour tous.

9)      Compte tenu de l’absence de concurrence associative sérieuse quant à notre revendication, nous représentons l’ensemble des donneurs de sang concernés par la mesure, y compris ceux qui ne déclarent pas la vérité lors de l’entretien médical pré-don, et ceux qui sont en profond désaccord avec nos analyses, nos stratégies et nos actions.

10)   Notre communication générale n’a pas pour objet d’être une communication creuse, digne de celle dispensée officiellement, n’ayant recours qu’aux seules techniques de communication sans jamais articuler des éléments rationnels, sans être capable d’intégrer des critiques fondées.

Et pour donner raison aux opposants au don du sang pour tous qui nous accusent d’agir par idéologie, c’est bien dans le cadre du Rationalisme et de l’Humanisme que nous inscrivons notre démarche.

Titre II : Charte de Communication

Article premier : Communication interne

La communication interne est réalisée exclusivement par les membres du Bureau et les divers Responsables affectés à cette tâche.

Cette communication recouvre l’ensemble des informations envoyées par le Bureau dans le strict cadre de la réalisation de notre objet social, des obligations légales, statutaires, règlementaires et administratives, ainsi que des échanges entre le Bureau, les divers Responsables et les différents Membres du Collectif.

Elle s’effectue par tout moyen de communication habituel ou moderne :

  • Echanges verbaux, courriers postaux, courriers électroniques, appels téléphoniques, SMS, forums de discussion,
  • Réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat … ainsi que toute nouvelle application à venir 
  • Site internet :

Le Bureau est responsable de la bonne communication interne du Collectif, en s’assurant notamment du bon suivi des échanges dans les temps les plus réduits que possible, en tenant compte également des contraintes temporelles inhérentes à chaque Membre du Bureau.

Article deux : Communication externe

La communication externe est réalisée prioritairement par les membres du Bureau et les divers Responsables, ainsi que par l’ensemble des adhérents du Collectif au travers du relais, des commentaires, de la défense de la communication officielle du Collectif.

Cette communication recouvre l’ensemble des informations publiées par le Collectif, ainsi que des échanges avec les tiers, notamment les journalistes, sans oublier les élus, les associations ayant un rapport direct ou indirect avec notre objet social, les corps intermédiaires et le grand public.

Elle s’effectue par tout moyen de communication habituel ou moderne :

  • Echanges verbaux, courriers postaux, courriers électroniques, appels téléphoniques, SMS, forums de discussion
  • Site internet :
  • Réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat … ainsi que toute nouvelle application à venir 
  • Interviews, débats, actions militantes et communiqués de presse.

Le Bureau est responsable de la bonne communication externe du Collectif, en s’assurant de la bonne réactivité quant aux informations échangées, en privilégiant la qualité des informations à l’audience de ces dernières.

Sur les réseaux sociaux, nos partages et approbations des informations des tiers s’effectuent prioritairement selon le lien direct ou indirect avec notre objet social, secondairement avec des personnes avec qui des liens interpersonnels se sont noués.

Nous laissons une totale liberté d’expression sur nos différents réseaux sociaux, sous réserve du respect mutuel, d’une expression conforme à la loi, d’absence de promotion de produits commerciaux ou de message sans aucun lien direct ou indirect avec notre objet social. En cas de non-respect de cette règle, nous n’hésitons pas à supprimer les utilisateurs contrevenants.

Toutes les actions du Collectif HOMODONNEUR sont décidées lors des différentes réunions.

La communication de ces actions peut être de 2 types :

  • Communication anticipée (ex : le 11 novembre, la marche des fiertés, …) : en amont, une communication est faite pour développer la notoriété de l’action afin de mobiliser le maximum de personnes.
  • Communication instantanée : pour cette communication, on utilisera de préférence les réseaux sociaux, en interne (en réunion) une action peut être planifiée sans que la communication ne soit développée. Dans ce cas-là, une communication sera réalisée au moment de l’action (direct, photos, vidéos …)

Fait à Toulouse, le 09/03/2019

       Le premier signataire,                                                     Le second signataire