Communiqué de presse du 08 octobre 2020

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

Pride Toulouse…

 

Par le présent communiqué, nous exigeons de l’association dénommée « Pride Toulouse » qu’elle respecte définitivement notre choix d’avoir quitté son collectif d’associations, et de ne plus jamais nous inscrire dans son annuaire, ni de relayer notre existence par quelque moyen que ce soit.

Nous dénonçons vigoureusement tout d’abord l’absence de demande de Pride Toulouse pour l’insertion de notre logo et d’un texte militant ancien, l’absence de leur demande ayant entraîné la perte de notre libre réponse.

Qui plus est, au-delà de l’aspect juridique du dossier, cette politique du fait accompli laisserait à penser que nos désaccords passés seraient résolus par adhésion tacite, en laissant notre parution sur leur annuaire.

Il n’en est rien.

Non seulement nous n’avons révoqué ni notre communiqué de presse du 15/12/2018 encore moins notre motion relative à Pride Toulouse du 25/01/2020 consécutive à la dégradation de la situation ; mais encore nous rajoutons qu’à la Présidence jupitérienne que nous avons décriée, nous sommes désormais face à une Direction lucrative pour qui bénévolat et militantisme ne sont plus que des éléments de langage.

Nous transmettons ce présent communiqué à l’ensemble des associations qui ont fait le choix, apparemment, de figurer sur leur annuaire.

Parce que le consentement c’est important, si d’aventure Pride Toulouse ne nous présentait pas des excuses pour cette insertion forcée et surtout ne s’engageait pas publiquement à ne plus jamais faire référence à notre Collectif à l’avenir, alors nous serions contraints, pour commencer, d’en informer les financeurs de l’entreprise dénommée « Pride Toulouse ».

Communiqué de presse du 31 juillet 2020

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

La générosité est un combat qui se mérite !

 

Nous tenions remercier à nouveau chaleureusement Monsieur le député Hervé Saulignac et l’ensemble des députés de tous les horizons politiques qui ont su unir leurs forces.

Force est de constater que l’actuel gouvernement, dans la lignée de ses prédécesseurs, a su recourir à des manœuvres aussi subtiles que sournoises pour parvenir à ses fins.

Son scélérat amendement est ainsi venu prier sa majorité parlementaire de lui transférer sa légitime capacité à fixer des principes de sécurité sanitaire, en lui assurant d’être en accord sur le fond avec les arguments du député Saulignac, tout en lui promettant la levée de toute contrainte pour les HSH en 2022.

Cependant, conscient des agissements politiciens, le Collectif HOMODONNEUR a su maintenir intactes ses capacités militantes pour les combats à venir.

En particulier, la plus insidieuse des menaces étant constituée par les délires sécuritaires de Madame Josiane Pilonnel, épidémiologiste à Santé Publique France.

Elle souhaite vérifier notamment, au travers de l’onéreuse et inutile étude COMPLIDON II à venir, les bienfaits de l’absence de rapports sexuels sur l’absence de transmission d’IST.

Non seulement la stupidité de cette étude n’a pas à être démontré – tant il est évident pour nous que ne pas avoir de rapports sexuels prévient des IST avec la même certitude que ne pas se baigner prévient du risque de noyade, qui plus est, sur le fondement prétendument scientifique de COMPLIDON II qui vise à la réintégration des HSH sans abstinence préalable, nous ne pouvons qu’être circonspect.

Rien dans cette étude qui est le copier-coller de la précédente – à la durée de l’abstinence prés, ne permettra de conclure autre chose qu’au maintien de notre exclusion.

Tout, par conséquent, sera mise en œuvre dès la rentrée pour que nous puissions mériter cet acte de générosité qui nous unira de façon indissoluble et définitive au reste de la population.

 

Contact presse : 06 44 90 31 75

Communiqué de presse du 14 juin 2020

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

Mensonges d’Etat !

 

D’après Josiane Pilonnel, épidémiologiste de Santé Publique France, le risque résiduel du VIH en transfusion sanguine est théoriquement d’une contamination tous les 6 380 000 dons 1, soit environ une contamination tous les 2 ans.

Et, toujours selon la même personne, si l’on prélevait le sang des HSH 2 sans leur imposer quatre mois d’abstinence sexuelle, ce risque théorique serait majoré à une contamination tous les 4 300 000 dons 1, soit environ une contamination tous les ans.

Or, selon l’ANSM, la dernière contamination observée en France remonte à février 2002 3, soit aucune contamination depuis 18 ans.

Or, l’Italie, depuis le 26 janvier 2001 4, prélève le sang de ses HSH monogames sans aucune contamination observée en 19 années consécutives. 5

Olivier Veran, en ayant pris la fonction de Ministre de la Santé, vous avez accepté de facto la responsabilité transfusionnelle qui va avec.

Si Josiane Pilonnel avait raison, le système transfusionnel français contaminerait sans le dire un receveur tous les 2 ans, contaminant par la même occasion l’éventuel partenaire sexuel dudit receveur.

Ceci est inacceptable dans un pays comme le nôtre !

Par conséquent, le Collectif HOMODONNEUR exige que chaque receveur soit, d’une part, informé du risque encouru, d’autre part qu’un test de dépistage pratiqué par le transfuseur lui soit proposé pour vérifier son statut sérologique post-transfusionnel.

Non seulement ces tests pratiqués à grande échelle permettront d’élaborer la vérité quant au risque réel, et non théorique, du risque transfusionnel de contamination du VIH.

Qui plus est, votre décision politique d’imposer ces tests par voie règlementaire permettra ainsi de trancher le débat qui concerne la sécurité transfusionnelle.

Ou les calculs de Josiane Pilonnel sont justes, et dès lors il faut exclure les HSH 2 du don de sang ; ou ils sont faux, et dès lors il faut réintégrer aux mêmes conditions que les autres donneurs les HSH 2 au don de sang.

Notre exigence n’est pas négociable, car fondamentale.

Au terme de ses années de militantisme, le Collectif HOMODONNEUR ne juge plus utile, Monsieur le Ministre de la Santé, de vous mettre en garde de ne pas donner suite à notre interpellation publique. 6

Contact presse : 06 44 90 31 75

 

1 https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/don-du-sang-vers-une-ouverture-plus-large-aux-hsh

2 Hommes ayant des relations Sexuelles entre Hommes

3 https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/Cas-de-contamination-post-transfusionnelle-par-le-VIH

4 http://gazzette.comune.jesi.an.it/2001/78/9bis.htm

5 Le Pr Benoit Vallet, alors DGS, ayant au préalable vérifié auprès de son homologue italien, a confirmé cette information lors d’une réunion du comité de suivi

6 https://www.youtube.com/watch?v=FWZ4BAvQL8k&feature=youtu.be

Communiqué de presse du 17 avril 2020

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

C’est la première fois, et certainement pas la dernière, que le Collectif HOMODONNEUR célèbre la Journée Mondiale de l’Hémophilie, ce 17 avril 2020.

En tant que Donneurs de sang nous tenons ainsi, malgré notre participation limitée par le confinement, rappeler à l’ensemble des Receveurs en produits sanguins, dont font partie les Hémophiles, notre plus grande solidarité à leurs égards, notre plus grande attention à la sécurité transfusionnelle et notre plus grande volonté de participer à cette chaine de fraternité exemplaire qu’est le don du sang.

Nous n’ignorons pas le tragique passé, où plusieurs dizaines de milliers de personnes par le monde furent décimés par la transfusion de produits contaminés.

Des erreurs ont manifestement été commises par les décideurs – erreurs fatalement inévitables quand surgit un risque émergent et que, par définition, la nature même du risque, les moyens prophylactiques, les tests, le recul épidémiologique sont absents ou partiels.

Une responsabilité collective a été partagé par l’ensemble des acteurs de la filière, décideurs, transfuseurs, donneurs et receveurs ; aucun de nous ne peut ni ne doit se soustraire à cette responsabilité, même sans faute, car nous aurions dû être davantage vigilants : c’est la cruelle leçon que nous ont enseignés nos morts.

Enfin, et c’est là tout le drame du scandale passé : la justice n’a pu condamner les personnes qui, par-delà leurs responsabilités inhérentes évoquées, ont sciemment injecté des produits léthaux.

Si nous traversons actuellement une crise sanitaire majeure, elle n’est en aucun cas comparable avec le début des années quatre-vingt, marquées au fer rouge d’une pandémie qui sévit encore mais à bas bruit…à moins que ce ne soit dans une indifférence générale.

En quelques jours, nous sommes ainsi en mesure d’établir le génome d’un agent émergent et les tests de dépistage qui vont avec ; en quelques semaines les décideurs sont en mesure de prendre des décisions, certes imparfaites et devant s’adapter, mais en mesure de retarder le pic épidémique ; et en quelques mois seulement des traitements semblent à portée de mains – du moins à portée d’espoir.

Vous l’aurez compris : nous ne sommes plus dans les années quatre-vingt.

Nous constatons, avec regret et en même temps avec compréhension, que vos représentants qui siègent au sein de l’Association Française des Hémophiles, sont, par leurs émotions légitimes, encore hostiles au don du sang des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

La raison doit l’emporter.

Le réel n’est jamais « ce qu’on pourrait croire » mais il est toujours ce qu’on aurait dû penser, comme l’explique si bien Gaston Bachelard dans son ouvrage majeur, La formation de l’esprit scientifique.

Apprenez, ou du moins, écoutez jusqu’au bout cette thèse contre-intuitive du Collectif HOMODONNEUR : la réintégration des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes dans le circuit transfusionnel aux mêmes conditions que les autres donneurs est un gage d’amélioration de la sécurité sanitaire.

Pour la simple et bonne raison, dès lors que ces personnes seront admises à donner leur sang comme n’importe quel autre citoyen, sans avoir à observer des conditions particulièrement aberrantes, telles que l’abstinence sexuelle préalable, elles pourront évoquer naturellement comme chaque donneur l’ensemble des éléments de leur vie dans le strict cadre confidentiel de l’entretien médical pré-don.

Sans jugement possible de leur vie, sans crainte d’être exclu au-delà du temps normal d’exclusion après toute prise de risque de nature sexuelle, géographique ou médicale, chaque nouveau donneur permettra ainsi lors de chaque entretien médical pré-don la réalisation de la nécessaire, comprise et salutaire sélection.

En outre, les moyens de dépistage et le recul épidémiologique du troisième millénaire nous permettent d’affirmer une réintégration sans risque de ces donneurs-là, comme l’Italie depuis 2001.

Chers Receveurs, chers Hémophiles, nous vous remercions de l’écoute attentive et respectueuse que vous avez manifesté à notre égard, et souhaitons de tout cœur nouer avec vous un dialogue serein et constructif dès à présent.

Communiqué de presse du 2 avril 2020

Écrit par HOMODONNEUR le . Publié dans Communiqués de presse

L’idée de génie !

 

Alors que la quasi-totalité des professions médicales et paramédicales dénigrent de façon méprisable notre ancienne et chère Ministre de la santé, nous tenions à rendre un vibrant hommage à l’intelligence politique d’Agnès Buzyn qui dépasse, et ce n’est pas peu dire, le génie humain.

En effet, cette dernière a réussi ce magnifique tour de magie consistant à maintenir l’exclusion des homosexuels et bisexuels masculins au don de sang et, c’est là que réside toute la beauté du geste, à faire croire à tout le monde qu’elle a autorisé le don du sang aux hommes en couple avec d’autres hommes.

Et, dans ce véritable bal des faux-culs, chacun joue son rôle dans une comédie particulièrement bien orchestrée.

Les associations représentatives de donneurs, tout comme celles des receveurs, qui poussent de véritables cris d’orfraie face à cette dangereuse et scandaleuse mesure, sachant pertinemment qu’elle ne permet pas en réalité le don de sang de ces personnes-là.

Les associations représentatives des LGBTQIAP+, aussi empressées de s’emparer de ce sujet comme un chat a l’envie d’aller dans une baignoire – si ce n’est que pour rappeler leur victimisation outrancière, qui s’engouffrent dans la décision ministérielle pour aussitôt en reconnaître le soi-disant progrès.

La palme d’or revient toutefois aux associations représentatives de lutte contre les IST qui revendiquent l’accès au don du sang pour tous par ce fabuleux concept : l’auto-exclusion !

Nous n’oublions pas non plus ces autorités sanitaires qui, très sérieusement et en dilapidant l’argent public, vont effectuer une pseudo étude scientifique pour s’assurer que les prélèvements sanguins des personnes sexuellement abstinentes depuis 4 mois … ne présentent aucun risque de transmission d’IST pour les receveurs évidemment !

On pourrait encore écrire des lignes et des livres à l’effigie de cette Docteure Folles Amoures, mais nous préférons, et de loin, offrir à sa gloire éternelle un fantastique spectacle de rue dont nous seuls avons le secret.

Compte tenu des mesures de confinement, nous réaliserons la seule partie de notre contestation qui s’effectuera sur les réseaux sociaux, au travers du lancement de notre opération Souriez, vous êtes diplômés !

Dès que le stade 4 sera atteint nous solliciterons publiquement le nouveau Ministre de la Santé, Olivier Véran, sur sa politique en la matière.

Contact presse : 06 44 90 31 75